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Témoignage : le parcours de Melanie, blogueuse solo de l’Australie à Londres !

Expatriation Londres / Interview – Aujourd’hui, je vous présente Melanie, 31 ans, une expatriée avec un parcours qui en ferait rêver plus d’un(e) ! De l’Amérique Latine, où elle a voyagé seule avec son sac à dos. A l’Australie, où elle a effectué un PVT, elle est désormais installée à Londres depuis le début de l’année 2020. Forte de son expérience à l’étranger, seule, elle a lancé un blog de voyage pour inspirer les femmes : Ose Voyager Seule ! Via ce blog, elle souhaite aider le maximum de femmes à se lancer dans une aventure en solo, prendre son courage à deux mains et partir découvrir le monde. Vous trouverez pleins de bons conseils sur son blog féminin ! 

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Pourquoi s’être expatriée à Londres?

J’avais déjà vécu une expérience d’expatriation en Australie à l’occasion d’un Permis Vacances Travail. L’expérience fut assez catastrophique. Je n’aime pas rester sur un échec, alors je souhaitais absolument retenter l’expérience.

Le Royaume-Uni m’attirait beaucoup car ce n’était pas très loin de la France et que je peux continuer à parler et améliorer mon anglais. C’était également le bon moment de venir juste avant le Brexit afin de faire les démarches administratives.

Londres n’était pas mon choix de départ. En effet, beaucoup de français vivent dans la capitale anglaise et je ne voulais pas revivre ce que j’avais vécu lors de mon expatriation en Australie. C’est-à-dire toujours être avec des français. Je visais d’abord l’Ecosse principalement pour les paysages. Dans un premier temps, je suis passée par une agence de placement mais ça n’allait pas assez vite à mon goût et je suis, je crois, trop indépendante dans mes recherches !

Londres a fini par être mon choix définitif car je suis une jeune barmaid et je voulais me former dans les cocktails. Et Londres est une bonne ville pour cela ! Je n’avais qu’à prendre un bus de nuit, me réveiller dans un autre pays, dans une autre capitale, et tenter ma chance au pays ou tout est possible. Londres semblait l’endroit parfait pour progresser rapidement dans la hiérarchie ! 

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Comment as tu vécu les premières semaines d’expatriations?

Je venais pour trouver du travail le plus rapidement possible. Avant de partir, mon CV était prêt, j’avais une liste d’entreprises à contacter pour d’éventuels jobs. J’avais préalablement installé sur mon téléphone l’application jobtoday pour être prête ! Une fois sur place, les premiers jours, je fais la demande de rendez-vous pour le NIN. J’avais déjà une carte SIM anglaise que j’avais commandé depuis la France. J’étais prête à démarcher les entreprises.

Le début s’est très bien passé. J’avais réservé une semaine dans une auberge de jeunesse, le temps de trouver du travail et un appartement. Je me laissais jusqu’à un mois pour trouver un foyer et un job pour payer mes rentes ! Dès la première semaine, j’ai des contacts ainsi que des entretiens. Un peu étonnée, on ne me demande pas de faire un essai de suite mais de revenir (généralement le RDV est fixé à vendredi ou samedi soir). J’ai ainsi trois entretiens physiques et le premier essai sera le bon. Je travaille pour une chaîne d’auberge de jeunesse et de pub.

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Le travail se trouve du côté d’Hammersmith, au Sud Ouest de Londres. Je commence quelques jours après mon essai ! Il me faut trouver rapidement un logement proche de mon lieu de travail pour m’éviter les frais de métro et d’Uber. J’installe l’application Spare Room et je prends le premier appartement qui me parait convenable à 15 minutes à pied de mon travail. C’est parfait, cela me permettra de me dégourdir les jambes après une longue journée de travail !

Je prends beaucoup de plaisir avec nouveaux colocs, nous somme sur la même longueur d’ondes. La maison n’est pas dingue, il y a plein de défauts, notamment la salle de bain, mais l’ambiance est top ! Je retrouve beaucoup de bienveillance. Nous sommes une vraie petite famille venue des 4 coins du monde! Donc en une semaine, j’ai un travail dans un pub et un logement à proximité ! C’est allé très vite car j’étais hyper motivée. 

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Quelles peurs avaient tu avant de partir?

La peur de l’échec ! D’échouer dans mon projet ! J’avais comme objectif de trouver du travail et un logement ! Mais la peur de l’échec et du regard des autres est toujours là ! Je pense que ces pour ses raisons que j’étais un maximum préparée avant le départ, et puis ce n’était pas ma première expatriation.

J’avais peur aussi que Londres ne me corresponde pas ! J’y étais venu qu’une fois, en 2012 en touriste ! Finalement, je ne connaissais pas plus que cela la ville, ses us et coutumes ainsi que son âme ! Mais comme à chaque fois que je pars pour une nouvelle aventure, je ne me mets pas la pression. Après tout, en 2h 30 de train je peux être de retour en France, dans mon foyer. Dans le pire des cas, j’aurai passé quelques semaines de vacances à Londres. 

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Qu’aimes tu le plus et qu’aimes tu le moins à Londres ? 

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Qu’aurai tu aimé savoir avant de venir à Londres?

On a beau lire sur les groupes Facebook, que le loyer des appartements est peu accessible mais tant l’on n’est pas sur place, on ne réalise pas! C’est cher et pas de bonne qualité. La bonne nouvelle, c’est qu’on ne te demande pas des tonnes de papiers pour avoir l’appartement. On ne m’a même pas demandé une preuve de salaire ou de contrat de travail. C’est bien loin de la galère pour trouver un appart à Paris. Après, il faut toujours rester vigilant face aux arnaques, penser à protéger son déposit (ce que je n’ai pas fait !). Être super vigilant avec les propriétaires.

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J’aurai aimé connaître les conditions de travail. Autant après quelques années à travailler en France, j’étais au courant des lois. De ce que mon entreprise a le droit de me demander et ce que j’ai le droit de refuser et ce qui est illégal. Autant, à Londres, je n’étais absolument pas préparée à la loi anglaise, je ne connais toujours pas l’équivalent des prud’hommes et j’en aurais bien besoin en ces temps troubles. 

Londres est elle une vie chère selon toi?

Oui sur les loyers. De mon côté, cela représentait la moité de mon salaire ! Les transports en commun sont hors de prix. Je suis contente de ne pas les utiliser pour aller travailler. Le restaurant ce n’est pas donné non plus. Une fois le loyer débité, il y a peu de place aux loisirs !

Non, concernant l’alimentation. De plus la plupart des activités culturelles sont gratuites. Je pense notamment aux musées. Surtout que je suis dans une perspective d’économiser pour repartir voyager au plus vite (je savais que Londres ne serait pas la ville la plus simple, mais rien n’est impossible. En un an j’aurai économisé un peu moins de 10k). 

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Comment as tu vécu la période COVID 19?

Je tombe malade ! Gros flippe de mon entreprise, appel du 111, test et quarantaine ! Les résultats reviendront négatifs. Quelques jours après avoir reçu mes résultats, Macron annonce que nous sommes en guerre ! A Londres, tout est normal. A vrai dire, tout le monde s’en foutait un peu ! Il y a certes un peu moins de fréquentation dans mon pub, mais rien de vraiment anormal. Bojo décide de pratiquer l’immunité collective ! Il est temps pour moi de rentrer en France. J’ai testé leur système de santé une fois et je n’ai pas envie d’être malade ici !

Mon employeur me propose de me mettre en furlough, équivalent du chômage partiel, j’accepte. Je retourne sur Londres mi-juillet pour une réouverture du pub à la fin de la première semaine d’aout. Depuis, je ne travaille que deux jours par semaine avec une paie complète. Je suis en part-time furlough.

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Quels conseils donnerais-tu à une personne qui souhaite tenter expérience?

De vraiment bien réfléchir ! La période est peu propice pour trouver un emploi. Le Covid a mis beaucoup de personne sans emplois. Ceux qui ont encore la chance d’avoir un travail se retrouvent à travailler avec des heures réduites. L’économie britannique a complètement plongée. On ne sait pas à quelle sauce on va être mangé d’ici quelques mois avec le Brexit ! La situation est vraiment instable

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Après si vous êtes toujours ok pour venir c’est le bon moment pour négocier le prix des loyers. Les prix ont chuté et au vu de l’exode qu’il y a eu, les propriétaires font des concessions pour ne pas laisser leurs maisons vacantes. Si vous décidez de venir, soyez encore mieux préparé! La concurrence sur le marché du travail est plus compliquée mais rien n’est impossible !

Noemi | Bons Baisers de Londres
Hello les froggies, je me présente, Noemi. Blogueuse et fraîchement expatriée à Londres, j'ai vu là l'occasion de vous y partager ma vie, mes galères, mes bons plans et vous aider dans votre expatriation ou votre voyage !
https://bonsbaisersdelondres.fr

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